Comment je me porte? Bonne question.
J'ai perdu 5 kilos. Et ce n'est pas une bonne nouvelle.
J'ai les joues creusées, des cernes, les cheveux plats, le teint gris, des poches sous les yeux. Et je suis cassée à l'intérieur.
Il m'a quittée. Et j'ai du mal à me relever. Les questions, la douleur, les sentiments, l'incompréhension me pèsent.
Il m'a encouragée à lui faire confiance, il m'a autorisée à l'aimer. Il m'a dit qu'il ne me laisserait pas tomber, que je comptais pour lui. Je l'ai cru. Trop naïvement peut-être... Je lui ai tellement fait confiance, que j'en ai oublié de me faire confiance à moi-même. La carapace que je me suis construite en quelques années, je l'ai laissée tomber. Et après même pas deux mois, une grosse partie de ce qu'il y avait dessous a été démoli. Pourquoi? Parce qu'on ne s'est pas compris. Parce que l'on n'a pas dit ce qu'il fallait au bon moment.
Et maintenant, je me retrouve seule, a essayer de recoller mes morceaux. Sauf que ces morceaux, y en a trop. Et que même petit à petit, j'ai du mal à les faire tenir ensemble. Je me retrouve avec de l'amour qui lui était destiné, et je ne sais pas quoi en faire. Avec une douleur que je n'arrive pas à gérer. Avec un sentiment terrible d'avoir été arnaquée.
Comment peut-on, du jour au lendemain, laisser tomber quelqu'un à qui l'on a fait croire qu'on l'aimait, à qui on a inspiré une confiance énorme, à qui l'on a dit que c'était du sérieux? Comment peut-on être si neutre, si indifférent? Ces mots, ces gestes, étaient-ils une illusion? Des mensonges? La vérité peut-être. Peut-être pas.
Je suis partagée entre le dégoût, la haine, le mépris et l'amour. Et dix mille autres sentiments que j'ai du mal à définir.
Et pourtant. La vie continue. Je continue avec. Je refuse de me laisser démolir par une histoire douloureuse. Je refuse d'aller mal pendant encore des semaines, des mois. Je refuse de verser encore des larmes. Pour qui? Pour quoi? Quelqu'un qui a occupé deux mois de ma vie? Deux mois sur mes 25 ans? Je refuse de donner encore des sentiments à quelqu'un qui n'en veut pas, qui ne les mérite pas.
Et encore une fois, j'ai trouvé du réconfort auprès de gens que j'aime. Little Bouddha, Patachnouk, la Fée Ysatis... Elles ont été là dès le début, elle ont reformé la cellule de crise, m'ont ouvert leurs bras, leur coeur, leurs oreilles, leur porte. Elles m'ont écoutée, m'ont fourni des tisanes, des biscuits, des cendriers, des mouchoirs, le silence et le sourire. Elles m'ont fourni une Wii, un canapé, un accueil chaleureux. Des discussions qui m'ont fait rire, sourire, ou juste penser à autre chose. Et simplement, elles sont là. Avec moi, à mes côtés. A toute heure du jour ou de la nuit depuis un mois, mais surtout depuis des années.
Alors merci d'être là les miss. Merci de ne pas me laisser tomber. Merci de me faire partager votre vie, merci aussi de partager la mienne.
L'année se termine sur une note amère malheureusement...
Mais Little Bouddha m'a dit il y a quelques instants que l'année 2008 serait un grand cru.
Little Bouddha a toujours raison.